Astérix Vs Mickey

Ajout le 4 juillet 2011:
Deux nouveaux visuels ont été ajoutés à la campagne initiale pour que cet été soit gaulois. Sur le site de l’agence Extrême, on peut lire: « En 2011, le levier comparatif sera décliné dans une stratégie d’activation qui s’articule autour de thématiques saisonnières ou pérennes. » Ici, les thématiques de l’été: Lutèce Plage et l’ouverture tardive.

 

 

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Pour sa réouverture, le 9 Avril 2011, le parc Astérix a lancé sa nouvelle campagne de communication.

Sur différents forums, on peut lire que le parc d’attraction Astérix fait, par cette campagne print, la promotion de DisneyLand Paris. Analyse.

Un match?
Soulignons que DisneyLand n’est pas explicitement cité. Il apparaît néanmoins évident pour tous que le terme « là-bas » désigne Disney. Cette nomination à demi-mot n’est pas une incitation ou une promotion. Sans dénigrer leur concurrent (ce qui figurait dans le cahier des charges de leur agence Extrême), le parc Astérix s’impose. Les informations dans les encadrés rouges sont présentes pour différencier Astérix et Mickey. Dans le dernier visuel, on pourrait dans une lecture rapide vraiment croire qu’à Astérix, il y a trois fois plus d’émotions qu’à Disney. Sans jamais tomber dans la publicité comparative subjective (punie par la loi), Extrême a frappé fort. Subtilement, on nous fait comprendre qu’Astérix, c’est mieux.

… gagné sans conteste par le Gaulois.

Il y a clairement un jeu entre « Ici » et « Là-bas ». Le « ici » implique évidemment le spectateur alors que le « là-bas » l’exclut. Différentes oppositions apparaissent, en faveur d’Astérix:

  • Préférons-nous un « méchant » ou un « petit » pour diriger?
  • Un parc d’attraction a-t-il pour objectif de nous faire rêver avec ses « contes de fées » ou de nous faire marrer avec ses « histoires de fous »?
  • Préférons-nous « danser » ou « valser » (qui est bien sûr plus technique et précis)?
  • Préférons-nous voir des « sirènes » qui n’existent pas ou des « dauphins » bien réels?

Ces quatre questions sont à l’avantage d’Astérix, ou au pire, mène à un match nul.

De la mauvaise publicité

Faire allusion à une marque/produit/parc ne peut donc être considéré comme de la publicité efficace. Rendre publique, qui est l’essence de la publicité est une chose. Tout dépend donc du contenu rendu public. L’expression « mauvaise publicité » prend ainsi tout son sens. On se souvient de Total qui avait bénéficié en décembre 1999 d’une très très très mauvaise publicité, avec l’Erika.  Il y a clairement une distinction à faire entre image et notoriété. Astérix joue avec la notoriété de Disney, qu’il ne cite pas, pour se construire une image positive et plus intéressante.


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