Coca-Cola entre en guerre contre la taxe soda

La semaine dernière, Coca-Cola Entreprises aurait déclaré réexaminer son investissement dans une des usines de production française, en réaction à la possible instauration d’une taxe sur les boissons sucrées. Très rapidement, la rumeur a été démentie. (Le résumé du Monde) Néanmoins, une véritable bataille de la part du leader du soda en France est engagée contre cette taxe.

En recherche Google « taxe boissons sucrées », le premier lien (en annonce) proposé est celui du site corporate de Coca-Cola France, expliquant cette taxe.

L’effet économique est présent: d’ailleurs les différents sites français y sont exposés. L’annonce de l’arrêt de l’investissement en France par la multinationale n’avait donc rien d’inédit et était largement prévisible, même énoncée à demi-mots.

Alors serait-ce vraiment une « erreur de communication », comme annoncée sur LeMonde.fr? Le doute semble permis. L’industriel a certainement voulu, à travers cette rumeur, démontrer au gouvernement français sa potentielle force de frappe sur l’économie nationale. Pourtant, le président d’Orangina Schweppes France, Hugues Pietrini, a déclaré souhaiter une mobilisation « en privilégiant le dialogue ».

Coca-Cola France tente toutefois d’établir le dialogue via Twitter. En effet, la marque anime un compte @Antitaxesoda  et invite les membres du réseau social à utiliser le hashtag #taxesoda afin de lutter symboliquement contre elle.

En prise directe avec les internautes, le compte officiel @Antitaxesoda a pour but de partager les liens qui viendraient en complément du positionnement de la marque sur la question.

Finalement ce qui dérange le plus Coca-Cola et tous ses concurrents (tels que Orangina Schweppes)  n’est pas tant l’impact économique, mais plutôt l’association des marques de sodas au problème de santé publique qu’est l’obésité. Sur le site corporate de Coca-Cola France, la question de la nutrition et de la santé est fortement soulignée. Coca-Cola France avoue redouter cette association à l’obésité, qualifiée alors de « stigmatisation ».

Si cette taxe est mise en place, la médiatisation qui en suivra, dégradera forcément l’image de la marque, malgré une image nutritionnelle et sportive entretenue. Rappelons que « Le Sport, ça me dit », c’est eux!

Du côté d’Orangina Schweppes, même constat: « Il y a clairement une atteinte à la réputation de nos produits, à l’image de nos marques. C’est une agression inacceptable » déclare à Stratégies, Hugues Pietrini, également président de l’Alliance des boissons sans alcool.

Les industriels de la boisson se lancent donc dans une communication à mi-chemin entre gestion de crise et lobbying, en espérant ne pas être stigmatisés alors qu’ils se déclarent prêts à « participer à l’effort national » (H.Pietrini).

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